Depuis toujours, j'ai été animée par le désir d'exercer un métier véritablement utile aux autres. Non pas utile de façon abstraite ou lointaine — mais utile dans le quotidien le plus concret qui soit : celui de l'assiette, de la table, du corps qui se nourrit et qui ressent.
C'est ce désir qui m'a menée vers la diététique. Un domaine où la rigueur scientifique rencontre l'intime, où les données nutritionnelles ne valent quelque chose qu'à condition d'être traduites en vie réelle, en gestes du matin, en plaisirs du soir. J'ai toujours su que je ne voulais pas exercer derrière une vitre, à distance de la réalité des gens.
Mon parcours clinique m'a d'abord portée vers les patients hospitalisés à la Clinique des Minimes, à Toulouse. Cette expérience m'a appris une chose fondamentale : que manger, dans ses formes les plus vulnérables comme dans ses moments les plus joyeux, est toujours une affaire d'humanité.



